Garde à Vous !

Garde à Vous !
Tout me pousse à croire que je pense comme une fille !
Mylène Farmer, rends moi mon corps, reprends le tien et file !
Car je n'assume pas la dictature qu'a parfois ce sexe sur moi.
Je n'assume pas ce bête bout de bois donnant des coups a mes organes vitaux,
Tapant fort sur mon cerveau, lui criant : D'une femme je veux la peau
Donc use de tes charmes tel un appeau !
Ce sexe qu'on m'a greffé en arrivant sur cette planète;
M'enlevant le statut d'ange heureux,
Me relayant a celui d'homme donc dangereux
Pour les femmes à moins de finir tapette.
J'ai trop souvent ôté ma main de ma plume
Pour satisfaire cet être qui ne sait que cracher et être au garde à vous.
En clair, un con de soldat qui s'éclate en tirant deux, trois coups !
Mais merde ! Moi je suis pacifique, car j'n'aime pas les flics
Mais le c½ur qu'il y a en eu.
J'n'aime pas les types qui baisent pour baiser
Mais les larmes qu'il y a en eu.
Du sexe sans liesse, du sexe à liasse, du sexe à tass', mais qui en veut ?
Tout le monde lève la main quand le c½ur ferme les yeux.
Tant mieux si ça vous rend heureux, moi non.
J'arrive pas à faire l'amour a une fille si je connais pas son nom,
Passion ou pas, ça me va si on fait ça a l'unissons.
Mais puisque il faut vivre avec ce sexe et ses impulsions
Je pars à la conquête de cette chair à canons
Et tu baiseras dans la matrice,
Je ferais l'amour à Sion.
# Posté le lundi 23 août 2004 11:20
Modifié le lundi 23 août 2004 11:31

Me, Myself And I

Me, Myself And I
Je suis trop plein de moi.
Comme un bloc de béton
Ou comme un chou de crème
Quand je creuse profond,
C'est Me, Myself and I.

Et quand j'admire les autres
C'est pour mieux les attirer
Dans mon monde ou l'Ozone
Longtemps s'en est aller
Et pour pouvoir y vivre
Mes proches plongent en apnée
Et s'ils ne veulent plus suivre,
Je mourrais, seul, noyé.

Je suis trop plein de moi
Comme un bloc de béton
Ou comme un choux de crème
Quand je creuse profond
C'est Me, Myself and I.
# Posté le lundi 23 août 2004 12:59
Modifié le lundi 23 août 2004 13:25

Le Clochard De Los Angeles

Le Clochard De Los Angeles
Fable contemporaine,
Tendez l’oreille,
J’enraye les aiguilles du cadran.
Contemplez donc l’aubaine
Que sème le temps d’avant.

Groupe de jeunes nous étions, et cons/ Sans somations, je l’avoue car notre motivation, en un mot s’appelait: Consommation/ Mais heureux car ces deux mots font bien souvent la paire/ En parlant de pluralité, moi souvent je me perds/ et me voilà donc seul, dans la ville des anges/ En pleine Californie/ Mais aucunement cela ne me dérange/ De panique je fais fi/ D’ailleurs, plus on est, moins je suis là/ Normal, je suis d’ailleurs et parfois j’en suis las/ Au gré de la foule et du vent, me voila donc rendu/ Sur un banc, où l’eau vaste s’imposait comme seul et unique vue/ Un burger à la main, cherchant un sens a la vie/ Quand soudain, coupant mon horizon, je le vit/ Le rêve américain brisé, Il s’assit/ Mon pain, tout a coup, semblait rassis/ Et pour envoler la malédiction, dans sa langue je lui dis/ S’il voulait que j’aille calmer d’un burger son appétit/ Etonne il sourit, et acquiesça/ Et moi de rétorquer, avec ou sans fromage/ Un « cheese » majestueux éclaira son visage/ Je ne me rappelle plus alors du temps qu’il me fallut/ pour aller chercher mon ambassadeur avec l’homme de la rue/ Mais de ce que l’on oublie jamais/ Comme la première fois ou l on fait l’amour/ C’est la richesse de cette homme, qui en le quittant me prit la main et me dit/ I love you, my brother, I Love you./ Cela fait des années, que cette histoire est née. Je ne suis que peu de choses car mon sandwich fut ephemere/ alors que son amour habite encore mes vers. A toi, le clochard de Los Angeles, I love you, my brother, I love you !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 23 août 2004 14:13

Vers Balles

Cartouches d'encre chargées/ Stylo dégoupillé/ C'est la guerre dans ma tête laisse moi tirer pour tout trier/ Une cartouche transperce mon cerveau et une autre le c½ur/
De ces deux orifices jaillit de l'encre de couleur/ Verte/ Et sur le sol coule donc ma vertu/ Les mots se forment, hélas, mes vers tuent/ Je vais mourir, je me sens partir/ Soldat, j't'avertis, je quitte la tranchée et fonce vers mon Ennemi/ à moitié vidé de mon encre je marche sur une mine/ Elle explose et je cris, et j'expose mes écrits : Souffrance, haine, Mal ; en bref Démon je vais te tuer/ Mais dis moi qui est tu/ et je saurais qui tuer/Comment te vaincre si je ne sais t identifier/

Est-ce ma mère, la femme qui m a mise sur terre ?/ sans me demander mon avis elle m'a dit VIS et Péris/ même si tu n auras jamais la vie de David Perry car ma maison est la tienne et on habite dans le 19 a paris/ Je t'aime mon fils tu sais mais je t'ai fais car j en avais envie donc évite de trop me pourrir la vie car dans mes rêves je te voyais souriant, jamais chiant, et doué a l école/

Clic, clic, Paw, une victime sur le papier mais la paix n'arrive pas.

Est-ce mon patron avec un P-D majuscules/ Car a la fin du mois, c'est clair qu'il t'encule/ Monsieur costard cravate, t'embauchant direct en CDI donc toi t'es happy/ Mais le vice c'est que du coup tu prends 1 mois d'essai/ Et c'est, donc le 30eme jour qu'il te convoque et t'évoque le fait que ça va pas coller/ Donc tchao Pantin, pas d'indemnités ou de préavis/ Et bizarrement c'est juste quand le rushs des fêtes de noël et fini/ Qu'il s aperçoit que tu n'étais pas assez qualifié/

Clic, clic, Paw, deux victimes sur le papier mais la paix n'arrive pas.

Est-ce mon âme s½ur/ qui voit l'amour aussi chaste qu'une bonne s½ur/ Dans l'sens ou elle encense le sexe que par le c½ur et donc elle en censure la partie sombre/ C'est comme le Yin sans le Yang, et donc l'équilibre tombe/ Mais pas les tabous/ Qui ne comprends pas que tous les couples se mentent en se jurant fidélité vêtus de blanc/ La seule fidélité que je lui offre, celle du c½ur et a mes yeux c'qui y a de plus grand/ Et la elle ouvre les siens béants, encore plus béat quand j'avoue/ que mon corps est à vous/

Clic, clic, Paw, trois victimes sur le papier mais la paix n'arrive pas.

Est-ce ma famille/ mes amis, mes connaissances/ ceux qui s'intéresse à mon art depuis mon enfance/ Me disent sérieux tes textes, c'est de la poésie sans aucun doute/ Mais quand je les clame devant une foule, y en a pas un qu'écoute/ Je pourrais dire que demain je vais me suicider, ils me répondraient, l'ami, ce soir t'as assuré.

Clic, clic, Paw, tant de victimes sur le papier mais la paix n'arrive pas.

Mais. Est-ce tout simplement lui, et lui seul, responsable de ma souffrance, ma haine, mon mal, bref mon démon/ En crachant sur le monde, il préfère comme Sartre dire que 'l enfer c'est les autres, non ?/ Et l'illustrant si bien quand il se masturbe seul devant la télé/ En feuilletant les pages d'un catalogue rêvant a ce qu'il pourrait s'acheter/ Ce mec qui se lève presque tous les jours à 15 heures/ Touchant le chômage pour éviter d'aller au labeur/ Qui laisse les autres faire la vaisselle et remplir le frigo/ Et qui s'invente un pseudo de soi disant poète/ Alors qu'il écrit seulement quand c'est jour de fête/ Et dans ces textes, ne parle jamais de lui ou alors en bien/ Comme s'il avait compris là où les autres ne comprennent rien/ Ce mec si lâche qui dira qu'en fait, de tout ça il n est pas responsable/ Car il habite Sylvain, certes, mais que lui c'est Kôan.

Clic, clic.Pas.fou/ je ne tirerais pas même si je le voulais/ de toute façon je ne peux car ce stylo n'est en fait/ qu'un six coups/ Il m'en faudrait 111 en tout/ pour tuer mes démons/ Ecrire jusqu'à ma mort : « Pour l'armistice en nous/ Cette multiplication/ 666 X reconnaître ses torts. »
# Posté le lundi 23 août 2004 14:20

Cécile

Cesse, Ile, de faire ta forteresse !
Si le sable n'est jamais foulé,
Rien ne sort des coquillages.

Même si les robinsons souvent blessent,
Parfois, ils rendent l'eau sucrée.
Cesse ! Ile, d'être un mirage !

Quels sont ces lois qui la régissent
Et le font jurer
Que pour l'accoster ne serait-ce
Possible sans sombrer ?

Mais il y tient à son radeau
Fait de quelques troncs de palmier
Coupés sur l'île voisine
Où il s'était attardé.

Les vents, le bois et l'eau
Lui ont chuchoté à l'oreille
Que l'île était du passé ;
Et le présent, c'était elle.

Depuis des jours dans son sillon,
Le courant n'était pas trop fort.
Mais assez pour que le garçon
Se sente arrivé à bon port.

Ce petit bout de paradis
Jouait à la presqu'île devant lui.
Se raccrochant au continent
Elle semblait lui dire : « va-t-en ! Va-t-en ! »

Combien de naufragés l'avaient-ils déjà saccagée ?
Gravés sa roche juste pour la faire saigner.
Alors elle joue la Terre à Terre, et son volcan est éteint
Pour faire fuir ce naufragé, qui n'en était pourtant pas un.

Ce n'est non plus un pilleur de trésor, un de ces « barbe rouge »
Alors il tentera une fois ou deux de montrer barbe blanche
Elle, île blessé qu'elle est, lui offrira sa taille, ses hanches
Quand elle aura compris qu'il veut en fait, ce qui la touche,
Un nouveau radeau fait de ses branches.

Allons,
Cesse, Ile, de faire ta forteresse !
Si le sable n'est jamais foulé,
Rien ne sort des coquillages.

Même si les robinsons souvent blessent,
Parfois, ils rendent l'eau sucrée.
Cesse, Ile ! Ne confonds plus désormais
Homme et anthropophage.
# Posté le lundi 23 août 2004 14:27